Apprentis d'Auteuil

Exposition artistique : des messages forts sur la société

Exposition COFFIM 2017Du 28 avril au 1er mai, 400 jeunes des établissements d’Ile-de-France, des Ardennes, d’Eure-et-Loir et de la Somme exposaient leurs créations sur le thème « Habiter la société » au Loft Sévigné à Paris dans le cadre d’un concours artistique. Résultats, réactions et commentaires pris sur le vif autour de ces œuvres et grands talents.

Lors du vernissage du 27 avril, nombreux étaient les jeunes présents pour expliquer et présenter leurs œuvres. Un moment de rencontre très touchant pour les invités qui déambulaient d’œuvre en œuvre.

UN TRAVAIL COLLECTIF ET TRANSVERSAL

Exposition COFFIM 2017« Racines cubiques » – Lycée horticole et paysager Notre-Dame des Jardins et Internat éducatif et scolaire La Chancellerie La Loupe (28)

« Ce type de concours  permet un accès à la culture, rempart contre la barbarie. L’Art, c’est l’histoire, le patrimoine, un point commun à tous. Ce concours permet aux jeunes de se valoriser, de se rendre compte que des gens posent un regard différent sur eux. Ce projet, initié le soir à l’IES, n’aurait pu être réalisé sans les enseignants : des éléments de l’œuvre ont été faits en cours d’horticulture, de mécanique… Il était très important que l’équipe pédagogique et la direction nous suivent. » souligne Leila Ben Hassen, éducatrice spécialisée

« Le familistère du monde » – Maison d’enfants à caractère social (MECS) François Liebermann Amiens (80)

« À partir du thème donné, on a fait beaucoup de recherches, notamment sur le Familistère de Guise, qu’on a voulu représenter. On a également beaucoup insisté sur la question de l’environnement et la lutte qu’il faut mener contre la pollution, à travers les éléments naturels de l’œuvre. L’architecture (représentant un immeuble) permet aux gens de s’entraider. C’est un projet de vie en collectivité où les peuples peuvent vivre ensemble. » explique Lesly, 16 ans

« Ce travail collectif est un levier pour la créativité. En grande partie manuel, nous l’avons abordé par une confrontation d’idées sur ce qu’est « Habiter la société ». Ensuite seulement nous avons débuté les recherches et trouvé le Familistère de Guise. » se souvient Yael Debruyne, éducateur

Exposition COFFIM 2017« Mon école intérieure, regards pluriels de jeunes en marge » – Maison d’enfants à caractère social Martin Luther King et Accueil éducatif de jour Saint-Denis (93)

« Dans le cube, nous avons mis les éléments de notre école idéale : un espace classe, une TV, un terrain de foot, un jardin, un placard avec des jouets. Au-dessus, l’oiseau est en cage, mais les barreaux sont écartés, il peut sortir et entrer comme il veut. J’ai participé parce que le projet permettait une grande créativité. » reconnaît Amadou, 17 ans

« Le monde au bout du fil infini » –  École primaire Pier Giorgio Frassati, Le Vésinet (78)

« Au début, on n’a pas compris le thème « Habiter la société ». On nous a donné l’exemple de la ruche avec les abeilles. De là, on a compris. Au début, je pensais que société c’était au sens d’une entreprise. Le plus difficile a été de travailler en collectif. On n’était pas d’accord, on parlait au lieu de faire. Mais on a échangé des idées, on a voté et, finalement, voilà le résultat. On est très fier. J’ai compris que toute seule je n’y serai pas arrivée. »  constate Alexandra, 11 ans

« J’ai appris à tisser et à coudre. Je suis très fière de la montgolfière. Maintenant, chez moi, je ne m’ennuie plus, je découpe, j’utilise les papiers, cela me motive encore plus. Ce n’est pas grave si on n’a pas de prix. Notre prix c’est d’être est venu là et notre récompense c’est d’avoir montré aux gens. On est fier de nous et des autres. » confie Marwan, 11 ans

« Je suis touchée de voir ce qu’ils sont capables de dire sur ce qu’ils ont appris dans ce projet et sur eux-mêmes. Ce projet est une plus-value énorme. Il a, toute l’année, structuré ma ligne pédagogique en français, en mathématiques (pour les mesures). Cela fait comprendre aux enfants qu’ils sont capables de réaliser de grandes choses. Ils apprennent beaucoup plus en travaillant autour de projets comme celui-ci. Des enfants qui ne pouvaient pas écrire se sont mis à écrire et ont tenu leur carnet de bord personnel tout au long du projet. Ils ont pris conscience qu’en écrivant, ils pouvaient partager. » résume Laure Chatenet, institutrice spécialisée

UN PARRAIN ÉMU

Richard Orlinski« Je découvre un univers très différent, hétéroclite avec néanmoins un fil conducteur. Les jeunes ont fait preuve d’une très grande maturité, de beaucoup de sérieux, de beaucoup d’implication, de force. Je m’attendais à des réalisations plus enfantines. Ils délivrent des messages très forts sur la société. À travers leurs œuvres, on voit souvent des conditions de vie difficile, parfois c’est un peu violent mais il y a toujours une note positive. On sent l’espoir… C’est très surprenant, on voit des œuvres conceptuelles, d’autres représentent différents courants artistiques qui viennent d’eux, de leur création. Je suis honoré d’être parrain de cet évènement, c’est beaucoup d’émotions. » avoue Richard Orlinski, artiste contemporain et parrain de l’exposition

DES MÉCÈNES ENTHOUSIASTES

« Il y a cinq ans, j’ai réalisé qu’en tant qu’entrepreneur, je devais prendre un engagement plus fort dans la société. Habitant rue La Fontaine et connaissant Apprentis d’Auteuil, j’ai pris contact avec la fondation. Tout a commencé très petit avec très peu d’établissements et, aujourd’hui, c’est extraordinaire, de voir le développement de ce projet. C’est une grande satisfaction pour moi. » souligne Thibault Dutreix, directeur général de COFFIM

« Je suis très touché de la violence en général et des expressions fortes qui ressortent de ces œuvres : les inégalités, le déséquilibre… La vision des jeunes est souvent pessimiste. Je suis admiratif qu’Apprentis d’Auteuil, avec une telle histoire, avec une telle modernité, propose des solutions adaptées aux jeunes. À tous, je veux dire Bravo, continuez, ne vous enfermez pas sur vous-mêmes. Si on commence à parler avec l’autre, à s’intéresser à ce qu’il fait, alors tout devient possible ! »  encourage Frédéric Walther, directeur général de Domitys, une entreprise de construction de résidences pour personnes âgées.

« Je suis estomaqué ! C’est incroyable de créativité d’arriver à transmettre sur un thème difficile mais très fédérateur. Vous nous redonnez espoir. Aux jeunes j’aimerai leur dire : quand on vous donne la possibilité de vous exprimer, foncez ! Quant aux enseignants, bravo pour votre travail ! » lance Laurent Renaudin, Chevreuse Courtage, partenaire de l’exposition

PALMARÈS

« Le résultat est tout simplement bluffant ! » conclut François Martin, directeur régional d’Apprentis d’Auteuil en Ile-de-France lors de la remise des prix par le jury composé des dirigeants des entreprises mécènes.

Prix de la meilleure interprétation
« Le monde au bout du fil infini »
École primaire Giorgio Frassati
Le Vésinet (78)
067_Le monde au bout du fil infini_-®_Laurence_de_Terline
Prix de la créativité
« Organigramme »
Lycée professionnel Notre-Dame
La Loupe (28)
004_Organigramme_-®_Laurence_de_Terline
Prix coup de cœur
Ex-aequo 
« Le familistère du monde »
Maison d’enfants à caractère social (MECS) François Libermann
Amiens (80)
037_La familist+¿re du monde_-®_Laurence_de_Terline
Prix coup de cœur
Ex-aequo
« Les monstres »
Collège Poullart des Places
Orly (94)
114_Les monstres_-®_Laurence_de_Terline
Prix du public
« Déséquilibre »
Collège Père Jacques
Villeneuve-le-Comte (77)
 303_D+®s+®quilibre_-®_Laurence_de_Terline
Quelques chiffres
  • 156 invités présents lors du vernissage (hors jeunes)
  • 339 visiteurs, du 28 avril au 1er mai
  • 2 créations vendues : « Organigramme » Lycée professionnel Notre-Dame, La Loupe (28) et « Quizz ville » École Poullart des Places, Orly (94)

Découvrez toutes les créations dans le livret d’exposition

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