Apprentis d'Auteuil

La Ministre Laurence Rossignol visite les établissements de Thiais

Laurence Rossignol, Ministre de la Famille, de l'Enfance et des Droits des FemmesDans le cadre de la proposition de loi adoptée en dernière lecture jeudi 18 février 2016 au Sénat, Laurence Rossignol, Ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, a visité vendredi 19 février la Maison d’Enfant à Caractère Social (M.E.C.S.) du Sacré Cœur à Thiais (94).

Elle a également rencontré des jeunes de l’Accueil Éducatif de Jour Roger Derry inauguré en 2014.

En accueillant la Ministre, Nicolas Truelle a présenté le site comme étant une belle illustration de la politique de diversification des prestations proposée par Apprentis d’Auteuil. Ce fut l’occasion pour lui de féliciter les équipes pour leurs capacités d’adaptation et leur volonté permanente de mettre le jeune et la famille au cœur de leur mission.

Il a remercié la Ministre pour avoir associé les acteurs du terrain à la proposition de loi relative à la protection de l’enfance et adoptée la veille, en nouvelle lecture au Sénat. Cette proposition vise à compléter la loi du 5 mars 2007 notamment en offrant aux enfants placés une vie plus stable.

Laurence Rossignol a commencé par visiter le « Cèdre », lieu de vie de la M.E.C.S. Sacré Cœur accueillant un groupe de 17 garçons âgés de 14 à 18 ans. Le projet du « Cèdre » est de permettre aux jeunes de se poser et de s’apaiser. En leur fixant un cadre précis, les équipes les aident à vivre en collectivité. Les jeunes, pour la plupart en difficulté scolaire, sont scolarisés au Collège Poullart des Places implanté sur le même site.

La Ministre a ensuite échangé durant une trentaine de minutes avec des jeunes de l’Accueil de Jour (AEJ) Roger Derry en présence d’Alice Limousy, Chef de Service de l’AEJ, des éducateurs, d’Isabelle David-Lairé, Directrice régionale,  de Nicolas Truelle et d‘Isabelle Santiago, Vice-Présidente du Conseil Départemental.

L’AEJ  accueille 15 jeunes de 14 à 20 ans en situation de décrochage scolaire, en voie de déscolarisation et/ou en difficulté d’insertion, en attente d’affectation ou affectés dans une nouvelle école  ou « en panne de projet ».

Soucieuse d’un dialogue de qualité, la Ministre a souhaité que la rencontre se déroule en comité restreint. Huit jeunes ont ainsi apporté leur témoignage. Très intéressée par leur parcours, Laurence Rossignol a voulu comprendre ce qui les avait conduits à ne plus aller à l’école.

Ainsi, Bastien a pu parler de sa phobie scolaire, qui l’avait amené petit à petit à s’enfermer chez lui, l’empêchant même de sortir pour acheter une baguette de pain. Au bout d’un an de présence au sein de l’accueil de jour, Bastien a pu dire fièrement qu’il s’apprêtait à intégrer le 7 mars prochain une troisième DIMA.

Shaïna a exprimé très librement sa difficulté à être dans des classes à effectif important. Exprimant son besoin d’attention de la part des adultes, elle a fait part de son sentiment d’être seule face à l’échec et de n’avoir aucun soutien pour le dépasser.

La Ministre a alors partagé son expérience personnelle. Malgré cinq élections perdues, elle n’a pas baissé les bras et est ainsi devenue Ministre. Laurence Rossignol a vivement encouragé Shaïna à persévérer dans son projet d’être animatrice ; elle lui a proposé d’envisager le service civique pour avoir une première expérience professionnelle. Chaque jeune a pu partager son vécu et son envie d’être à l’accueil de jour pour réaliser ses projets.

Enfin, Madame la Ministre a loué le courage des jeunes pour dépasser leurs difficultés et a remercié chaleureusement l’équipe éducative pour son implication.

Ce fut une rencontre chargée d’émotion… En sortant de cet échange avec la Ministre, Bastien nous confie « elle est gentille, elle m’a écouté même si elle est de la haute classe ».

La Ministre s’est ensuite rendue à la CRIP (Cellule de recueil des informations préoccupantes) de Créteil. Ce nouveau dispositif vise à améliorer la coordination des actions destinées à prévenir les mauvais traitements.

Elle a terminé sa visite dans le Val-de-Marne par la signature d’une convention tripartite, premier protocole réunissant l’Éducation nationale, le Département et la ville d’Alfortville, en matière de protection de l’enfance.

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